Noel et Liam Gallagher complices à l'écran : le documentaire sur la tournée d'Oasis sort en salles avant Disney+
Don't Look Back in Anger montre Noel et Liam Gallagher complices après seize ans de silence. Le film d'Oasis est en salles avant Disney+.

Avant de choisir une boîte à musique ou un objet sonore, observe toujours le contexte : âge, pièce, fréquence d’usage, fragilité du mécanisme et place réelle dans la décoration.
Seize ans sans se parler, puis une salle de répétition au sud-ouest de Londres. Le documentaire sur la tournée de reformation d'Oasis, apparu en salles sans prévenir avant d'arriver sur Disney+, montre Noel et Liam Gallagher plus complices qu'on ne les a jamais vus. Voici ce que vous y verrez.
En bref
- Le documentaire Don't Look Back in Anger, consacré à la tournée d'Oasis en 2025, est sorti furtivement en salles.
- Noel et Liam Gallagher s'y montrent complices et réunis pour la première fois en seize ans dans une interview commune.
- Le film sera bientôt diffusé sur Disney+, mais ne révèle pas pourquoi les deux frères se sont rabibochés.
Le chiffre clé : 344 millions d'euros de recettes pour la tournée de reformation d'Oasis en 2025.
Au printemps 2025, Liam rejoint le groupe après seize ans de silence
Tout commence dans un studio de répétition du sud-ouest de Londres. Noel Gallagher et ses musiciens remettent en forme le répertoire d'Oasis, avant de le rejouer sur scène. Un détail pèse sur la pièce : Liam doit arriver en début d'après-midi.
Les deux frères ne s'étaient plus adressé la parole depuis leur altercation dans les loges du festival Rock en Seine, en région parisienne. Ils ne s'étaient pas recroisés depuis. Leurs enfants, pourtant cousins, ne se connaissent pas.
Bonehead, guitariste historique du groupe, tente de détendre l'atmosphère : il se placera entre les deux hommes. Les rires restent nerveux. Puis Liam entre, démarche désinvolte, sans un regard pour son frère. Il commente les panneaux acoustiques posés près de la batterie, qu'il juge fucking stupides, demande si tout le monde est prêt, puis entonne le couplet de Hello. La répétition terminée, il repart sans les civilités d'usage.
Personne ne sait si la scène était spontanée ou écrite à l'avance. Elle reste l'un des chapitres les plus savoureux du film. Car malgré la gêne, Oasis est de nouveau sur pied.
Le film raconte Oasis par ses fans plutôt que par ses coulisses
Don't Look Back in Anger est signé du scénariste Steven Knight, connu pour la série Peaky Blinders, avec les réalisateurs Dylan Southern et Will Lovelace. Le premier quart du film plonge dans l'intimité des répétitions. Ensuite, la caméra suit la tournée de reformation et change d'ambition : montrer ce que le groupe a représenté dans la vie de ceux qui l'écoutent.
Le casting est cosmopolite. On y croise un supporter de River Plate en Argentine, des haenyeo, ces plongeuses en apnée de Corée du Sud, ou encore une rescapée de l'attentat de la Manchester Arena. Pour beaucoup de ces fans, les chansons forment la bande-son d'une vie.
Le répertoire est tiré presque entièrement des deux premiers albums : Slide Away, Bring It on Down, Supersonic. Trente ans plus tard, leur efficacité reste intacte.
Le film évite aussi les passages obligés des documentaires de tournée : pas de gros plan sur un avion, pas de zoom sur le matériel technique. À la place, des plans soignés et un montage qui replace peu à peu le groupe dans son contexte : la classe ouvrière de Manchester, des racines irlandaises, un hommage à Mani des Stone Roses. Noel y affirme : « Oasis, ce n'est pas un truc de droite ».
Les Gallagher acceptent un rôle de retrait, et ça ne leur ressemble pas
Raconter le groupe par l'amour de ses fans place les deux frères en retrait, une position inédite pour eux. On les voit gagnés par une forme de modestie qu'on ne leur connaissait guère. Liam, en particulier, a manifestement ravalé son ego et laissé derrière lui les excès qui firent sa réputation.
« On n'est pas des super-héros, on ne guérit pas le cancer. »
Liam Gallagher, dans le documentaire
Le film réunit aussi les deux frères dans une interview commune, la première depuis seize ans. Ils y partagent souvenirs et punchlines, avec une complicité rare. En revanche, si vous espériez comprendre pourquoi ils se sont réconciliés, vous resterez sans réponse.
Une tournée aux chiffres délirants, racontée avec humilité
Le contraste est l'un des charmes du film. La tournée de reformation affiche des chiffres de très grande échelle, mais le documentaire en tire plutôt une leçon d'humilité.
| Repère | Chiffre |
|---|---|
| Billets vendus | 2 millions |
| Recettes de la tournée | environ 344 millions d'euros |
| Silence entre les deux frères | 16 ans |
| Répertoire joué | presque entièrement tiré des 2 premiers albums |
Ces chiffres sont d'autant plus frappants que la vente des billets avait reposé sur une tarification dynamique.
Un humour qui traverse le film, malgré quelques lourdeurs
L'humour irrigue le documentaire de bout en bout. Un exemple : Liam invite le public d'un stade à faire un « poznań », ce geste popularisé par les supporters de Manchester City, qui consiste à tourner le dos au terrain. Sa consigne : « Que tout le monde se retourne ! Même les bourgeois ! Même ceux qui ont acheté des places bon marché ! Ah ! j'oubliais, personne n'a eu de place bon marché ici… » Un possible clin d'œil à la tarification dynamique de la tournée.
Le film n'est pas sans défauts. Il ne recule devant aucune grosse ficelle lacrymale : ralentis appuyés, bons sentiments en nombre. Par moments, il ressemble davantage à une campagne institutionnelle pour le vivre-ensemble qu'à un documentaire rock. Un prêtre de Manchester qui cite l'Évangile selon Matthieu à propos de la réconciliation des Gallagher illustre ces passages larmoyants.
Reste l'essentiel : la musique fonctionne, le montage est malin et les deux frères, pour une fois, s'effacent derrière leurs chansons.
Vos questions
Où et quand voir le documentaire sur la tournée d'Oasis ?
Le film est apparu discrètement en salles cette semaine. Il doit ensuite être diffusé sur Disney+, sans que de date précise soit donnée.
Le film explique-t-il pourquoi Noel et Liam Gallagher se sont réconciliés ?
Non. Ceux qui espèrent y trouver les raisons de ces retrouvailles repartiront sans réponse. En revanche, le film réunit les deux frères dans une interview commune, la première depuis seize ans.
Qui a réalisé Don't Look Back in Anger ?
Le documentaire est consacré aux retrouvailles des Gallagher par le scénariste Steven Knight, réalisateur de la série Peaky Blinders, et par les réalisateurs Dylan Southern et Will Lovelace.
Sources : telerama.fr.
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